Écofiscalité
L'écofiscalité a toujours été au coeur des objectifs du GRAME. Déjà, en 1995, dans l'ouvrage L'autre écologie, le GRAME soutenait les auteurs dans l'affirmation qu'une réforme écologique de la fiscalité était nécessaire.
Dès 1996, le GRAME amorce la réflexion sur les enjeux et les défis d'une réforme écologique de la fiscalité et organise un important colloque à l'Université du Québec à Montréal en collaboration avec le Conseil régional de l'environnement de la région de Québec, de l'Union pour le développement durable (UDD) et de Transport 2000, avec l'appui financier du ministère de l'Environnement et de la Faune, d'Hydro-Québec, de la STCUM et du Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec.
En 2005, la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) reconnaît l'écologisation de la fiscalité comme étant "l’un des moyens les plus puissants dont dispose le gouvernement pour agir sur les résultats dans l’économie, mais on ne l’utilise habituellement pas de façon uniforme et stratégique pour promouvoir des objectifs qui ont des retombées simultanées sur l’économie et l’environnement (...)" (TRNEE, 2005).
Le GRAME continue aujourd'hui de défendre le concept d'écofiscalité. En septembre 2009, le GRAME a déposé son mémoire Des écotaxes pour renflouer la RRQ devant la Commission parlementaire sur le financement de la Régie des rentes du Québec. Le GRAME soutient qu'on ne devrait pas taxer le salaire et les investissements, mais plutôt la pollution et le gaspillage des ressources pour financer la Régie des rentes.
Par ailleurs, l'étude du GRAME sur les transports durables est grandement modulée par le concept d'écofiscalité, puisque les chercheurs tentent de trouver la combinaison idéale de mesures pour arriver à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des transports, tout en ralliant une majorité de la population à ces mesures.
La version anglaise du livre "Énergies renouvelables : Mythes et obstacles" est maintenant disponible
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